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Projet des collectivités dans les plantations du Sri Lanka

La région montagneuse centrale du Sri Lanka révèle un paysage éblouissant : un tapis de verdure luxuriante s'épanche sur des collines onduleuses et d'abrupts flancs de coteaux, sur lesquels se trouvent des plantations produisant certains des meilleurs thés noirs du monde, du caoutchouc et des noix de coco. Ces plantations sont encore principalement exploitées par les descendants de Tamouls provenant du sud de l'Inde, que les propriétaires de domaines ont fait venir au Sri Lanka il y a plus d'un siècle. Bien que les conditions de travail se soient améliorées depuis, l'industrie nécessite encore un haut niveau de main d'œuvre pour la récolte quotidienne. Au nombre d'environ 300 000, les travailleurs des plantations logent habituellement sur place avec leur famille, dans des maisons en rangée situées près des champs.
 
Comprendre le contexte
Amenés au Sri Lanka vers la fin des années 1880, les travailleurs des plantations tamouls étaient généralement obligés de rester au sein des domaines où ils travaillaient. Gérées auparavant par les Britanniques puis par des propriétaires locaux, les entreprises d'exploitation étaient responsables de fournir des services sociaux, comme un logement, de l'eau et des soins de santé. Bien entendu, les résidents du domaine comptaient largement sur leurs employeurs en ce qui concerne un grand nombre de leurs besoins essentiels et, puisque qu'ils n'avaient pas grand temps pour communiquer avec d'autres Sri Lankais, ils sont devenus socialement et économiquement isolés.

Aujourd'hui, les lois du Sri Lanka accordent tous les droits relatifs à la citoyenneté aux travailleurs des plantations, mais une mauvaisePCP-1 estime de soi, un niveau d'instruction inférieur et des barrières linguistiques les empêchent souvent de bien comprendre ou d'exercer ces droits. Les écoles souffrent souvent d'un manque d'employés et les enfants des domaines ont peu de modèles à suivre pour les encourager à occuper un autre emploi, ce qui perpétue un cycle de dépendance, d'isolation et de vulnérabilité. Le gouvernement sri lankais s'est donné comme priorité d'améliorer la vie des résidents des plantations.
 
Le thé est l'une des exportations agricoles les plus importantes du Sri Lanka, mais une concurrence croissante a entraîné une baisse régulière de la part des marchés internationaux du pays au cours des dernières décennies. Jumelé à la réticence croissante d'un grand nombre de jeunes à devenir des cueilleurs de thé comme leurs parents, ce défi oblige les entreprises d'exploitation à trouver de nouvelles avenues pour accroître la productivité, améliorer les conditions de vie et de travail, et offrir des possibilités d'emploi plus attrayantes aux jeunes vivant au sein des domaines. 

Comment nous obtenons des résultats
Le Projet des collectivités dans les plantations (PCP) de l'EUMC rallie les travailleurs et les dirigeants des plantations, les syndicats, les ONG locales et les ministères du gouvernement afin de progresser vers l'amélioration de la qualité de vie des travailleurs et de leurs familles. En rassemblant les connaissances et les ressources de tous ces protagonistes, le PCP aide les résidents des domaines participants à jouer un rôle plus important en ce qui concerne la planification de leur avenir. En fait, ce projet les amène à s'aider eux-mêmes.

Parallèlement, le PCP contribue à améliorer les relations de travail ainsi qu'à stimuler la productivité et la rentabilité des entreprises d'exploitation. Avantageuse pour tous, cette approche a gagné la confiance des travailleurs comme celle des dirigeants des plantations, un élément clé du succès de l'EUMC jusqu'à maintenant.

Par exemple, grâce au soutien de l'EUMC, plus de 10 000 résidents des plantations ont réussi à passer par le processus compliqué qui leur a permis d'obtenir des papiers d'identification essentiels, comme un certificat de naissance ou une carte d'identité. Munis de ceux ci, ils peuvent dorénavant jouir des droits et des avantages sociaux que d'autres Sri Lankais tiennent pour acquis : ouvrir un compte en banque, s'inscrire à l'école ou encore voyager sans craindre d'être arrêtés. 

Ce projet aide les travailleurs à s'organiser pour pouvoir s'attaquer à d'autres difficultés sociales ou économiques qu'ils rencontrent. Par exemple :PCP-2

  • Plus de 80 groupes de femmes ont reçu une formation pour pouvoir élaborer et mettre sur pied des initiatives relatives à l'inégalité des sexes, la violence à l'égard des femmes et l'accès à de l'eau propre et aux soins de santé.
  • Des coopératives représentant des milliers de travailleurs des plantations ont été fondées. De concert avec les dirigeants, elles cherchent à améliorer la qualité de vie dans les plantations en adoptant certaines mesures, comme l'offre de services bancaires, la bonification des logements et la réalisation d'activités génératrices de revenu qui soutiennent les initiatives communautaires.
  • Plus de 50 groupes de santé et sécurité au travail ont reçu une formation pour collaborer à l'amélioration des conditions de travail et à la modernisation des domaines afin de répondre aux normes de santé et de sécurité des clients étrangers.
En savoir plus sur nos résultats

Dans le but de garantir que les efforts des travailleurs des domaines et de leurs organisations continuent d'amener des changements dans le futur, les employés de l'EUMC travaillent avec eux afin d'obtenir du financement à long terme et d'établir des liens étroits avec le gouvernement local et les organismes communautaires.

Nos partenaires
Le succès du PCP résulte d'un solide partenariat entre l'EUMC et plusieurs partenaires, dont divers organismes communautaires, les dirigeants des plantations et le gouvernement du Sri Lanka. Le projet est financé par l'Agence canadienne de développement international (ACDI).  
Points saillants
Le contexte
Les résidents des domaines de plantation du Sri Lanka se trouvent parmi les groupes les plus défavorisés du pays et les plus écartés du pouvoir. Ils sont touchés par de bas niveaux d'espérance de vie et d'alphabétisation, un taux de mortalité infantile élevé et d'autres problèmes sociaux. Ils comptent sur les entreprises non seulement pour l'emploi, mais aussi pour le logement, l'eau et les soins de santé. L'amélioration de leur environnement de travail et de leur habitat est essentielle pour rendre leur vie plus agréable, intégrer leurs collectivités à la société, soutenir la modernisation de l'industrie et éviter que le conflit ethnique ne se propage au sein des collectivités des plantations.

La réponse de l'EUMC
Le Projet des collectivités dans les plantations (PCP) contribue à améliorer les conditions de vie et les perspectives d'avenir dans le secteur des plantations en:
  • incitant les résidents à s'entraider par le renforcement des organismes communautaires
  • encourageant l'égalité des sexes et en accroissant la sensibilisation aux questions touchant les femmes
  • améliorant les relations de travail ainsi que la santé et la sécurité au travail
  • offrant une formation professionnelle aux jeunes sans emploi
  • soutenant les petites entreprises
  • promouvant de meilleures relations entre les résidents des plantations et les villages voisins.
Partenaires et financement
Pour réaliser le PCP, l'EUMC travaille de près avec plusieurs partenaires, comme des organismes communautaires, les dirigeants des plantations et le gouvernement du Sri Lanka. Le projet est financé par l'ACDI.